12/04/2012

les contes du chat perché enchantent le Lucernaire

Photos : Cécile Ronté

Quand Alphonse et ses petites amies Delphine et Marinette foulent les planches d'un théâtre, c’est un peu de l’esprit décalé de Marcel Aymé qui reprend vie. Il suffit de quelques artifices et la magie opère. Le chat porte un chapeau melon muni d’oreilles, mais c’est un chat, je vous assure je l’ai vu. Le coq dont la crête écarlate ressemble à s’y méprendre à un gant Mapa est vaniteux à souhait et le cochon volant fait de la moto. « Conserver l’ironie teintée de fantastique des Contes du chat perché. C’est l’intention qui a guidé l’adaptation, la mise en scène et le travail stylisé des costumes, aux antipodes d'une représentation littérale, façon Walt Disney. Plutôt que de signifier, nous avons cherché à symboliser l’animal et la nature humaine qui se profile derrière » précise Thierry Jahn. Acteur et metteur en scène des Contes, il signe aussi la mise en musique du spectacle. Spectacle créé par la compagnie La Bigarrure pour Avignon en 2011.

Atmosphère. La galerie de portraits humoristiques est irrésistible. Les « petites » écervelées, l’âne touchant, les parents autoritaires - en ombres chinoises au-dessus du piano à transformations multiples - et Alphonse le matou, aussi astucieux que bougon (normal, c’est un chat français), plongent les petits et grands enfants dans un univers poétique fort sympathique. Un bon plan pour sortir en famille !

- Les contes du chat perché - Théâtre du Lucernaire, Paris 6eJusqu'au 12 janvier 2013. Infos : www.labigarrure.com


05/04/2012

Bar culturel de l'est parisien. 3 raisons d’aller au 61



Le lieu. Le 61 –comme 61 mètres au-dessus de la mer, tout de suite ça rassure – c’est d’abord un endroit chaleureux. Pascal et Rémy Ourdan, les deux frères qui l’ont investi en juillet 2009, ont repensé la déco de A à Z. Murs en briques apparentes façon troquet new-yorkais, juke box vintage qui diffuse de la (bonne) musique, chaises chinées, parquet, tabourets de bar et tables en bois donnent envie de s’attarder. Dès les premiers beaux jours, on refait le monde sur la petite terrasse ensoleillée, en face d'un superbe tag mural.

L’ambiance. Rémy est grand reporter au Monde et ses potes ont élu le 61 comme point de ralliement. La programmation culturelle a de quoi plaire : expos de photo-journalisme (en ce moment "Révolutions", autour du printemps arabe, essentiellement), projections de courts métrages ou de docus, concerts live…  Il se passe toujours quelque chose. Et contrairement à d’autres spots parisiens branchés où personne n’entre sans montrer patte blanche, Pascal, son associé Guillaume Héreault et leur équipe accueillent les badauds à bras ouverts.

A boire et à manger.  Si on ne s’attend pas à un étoilé, on ne peut être que charmé par le contenu de l’assiette. Les salades, gratins de légumes et tartines, comme les assortiments de cochonnailles sont généreux et savoureux. Ça tombe bien. Parce que je ne sais pas vous, mais moi j’en ai plus qu’assez de ces bars où l’on sert de la charcuterie qui fleure la grande surface discount à cent mètres. Les brunchs du dimanche (18 euros) - qui ont repris en mai, en même temps qu'est arrivé un nouveau cuisinier aux petits oignons – sont carrément pantagruéliques. Et la carte des vins de petits propriétaires est elle aussi bien fournie.
61. 3 rue de l’Oise Paris 19e. Infos – www.61paris.fr - 
   
(Message publié le 5/04/12)