10/01/2013

Foulard. Onikann renouvelle le genre

Carrés Onikann en twill de soie, modèles Ima (50x50 cm) et Plume (65x65 cm).

La presse féminine en fait des tonnes cette saison pour nous le répéter sur tous les  tons : le foulard, c’est tendance. OK. Mais pour éviter le look dadame, mieux vaut y réfléchir à deux fois avant de piquer le carré de soie de maman. Parmi les nouvelles marques fashion, Charlotte Sparre et Onikann ont donné un sérieux coup de jeune à cet indispensable accessoire.

Lavallière Ika (170x23cm).


Stylé. J’ai une tendresse particulière pour l’allure et les imprimés funky des carrés gavroche d’Onikann, à nouer négligemment sur le côté, façon Audrey Hepburn. Créée en 2011 par Anne Boivin, designer textile free lance de linge de maison ou d’accessoires mode – pour Agnès B, notamment -, la marque propose de petites collections de soieries fabriquées entre Lyon et Paris. Ses modèles fétiches sont la lavallière, produit iconique de la maison  - à nouer dans les cheveux ou bien autour du cou – le carré, en petit et grand modèle, et la manchette en soie qui fait un élégant bracelet. Très actuels, ses imprimés ont ce « je ne sais quoi » qui retient l’œil et donne de l’éclat à la fille qui les porte. Question de lumière, de saturation de la couleur. « Je travaille à partir de photos que je place côte à côte ou que je mixe. La nature ainsi réinventée devient extraordinaire au sens d’étrange » explique Anne. En plus de cette nature sous cocaïne, où les dahlias – fleurs fétiches de la créatrice - épousent les plumes, son univers graphique dégage un chic un peu techno. Et le foulard se fait addictif !
En vente sur  : www.onikann.com au Bon Marché Rive gauche (Paris 7) et chez Franck&Fils (Paris 16).


03/01/2013

3 raisons de s’offrir un week-end à Metz

Le hall d'entrée du centre Pompidou-Metz.
1 - Le centre Pompidou-Metz. Le petit frère de Beaubourg mérite à lui seul qu’on saute dans le TGV pour admirer l’édifice, conçu par les architectes Shigeru Ban et Jean de Gastines. Ses volumes élégants évoquent le chapiteau d’un cirque imaginaire, aussi monumental qu’aérien. Et mettent en valeur une programmation d'un grand éclectisme, à découvrir sur : http://www.centrepompidou-metz.fr

2 - Les balades en ville. Des abords de la gare, construite par les Allemands aux heures sombres de l’annexion (entre 1905 et 1908),  renommée pour son architecture tarabiscotée, dont je ne suis pas une inconditionnelle, direction la place du marché aux vivres de la citadelle, puis le centre-ville, en longeant les bords de la Moselle. Le centre messin est un enchevêtrement de quartiers médiévaux et de monuments dont la pierre ocre évoque les villes italiennes. Hormis la magnifique cathédrale gothique Saint-Etienne, et dans l’ordre subjectif de mes souvenirs, ne ratez pas les vitraux  de Cocteau dans l’église Saint-Maximin, promenez-vous sous les arcades de la place Saint Louis, allez voir la Porte des Allemands et faites le tour des remparts. Flânez aussi sur la place Saint-Jacques, dans le quartier des artisans, truffé de petites échoppes sympas.

Ciel d'hiver le long de la Moselle.

3 - Les gourmandises terrestres. Le marché couvert, qui jouxte la cathédrale, occupe les bâtiments du palais épiscopal, commencé en 1785 et demeuré inachevé. Ce bel endroit est incontournable pour faire le plein de produits frais. Faites aussi un saut à la pâtisserie-salon de thé Namur, juste en face. Mes papilles gardent un souvenir ému de La parisienne, un craquant garni d’une ganache au café. Délicieux. Autre spot des becs sucrés : la pâtisserie de Franck Fresson, surtout connu pour ses macarons. Enfin, le restau la Goulue, à la déco années folles, est à juste titre renommé pour sa cuisine qui fait la part belle aux poissons, juste bien cuits, et aux petits plats tradis mais pas trop. Bon appétit !