14/02/2013

Marie-Antoinette, maison de parfums très sélecte

Rendez-vous dans le Marais, à l’angle de la place Saint-Catherine, dans l’antre d’Antonio De Figueiredo. Cet ancien restaurateur passionné d’oenologie s’est reconverti en 2007, en créant une boutique entièrement dédiée aux fragrances qui enivrent les sens, plus subtilement encore que l’alcool le plus fin.

Le choix d’Antonio. Marie-Antoinette, le nom du lieu - en hommage à la grand-mère d’Antonio -, offre un écrin aux élixirs de parfumeurs d’exception. Ceux qui ont fait l’histoire - Frapin, Houbiguant, Lubin, Robert Piguet et bien d’autres - ainsi que de jeunes créateurs qui ont l’heur de séduire cet amateur exigeant. « Il y a une part d’irrationnel, d’affectif dans ma sélection. Je privilégie l’originalité du jus et commence toujours par tester mes trouvailles auprès de ma clientèle » note Antonio De Figueiredo. Accueillant et atypique, comme l’est son propriétaire, le lieu offre à celles et ceux qui regimbent à sentir leur parfum à chaque coin de rue, de bien belles surprises. J’ai craqué pour les compositions de Mona di Orio, créatrice au style profondément personnel, ainsi que pour l’eau de parfum George de Jardins d’écrivains. Un jus boisé et envoutant, à offrir à votre Valentin !

A découvrir aussi

Les savons Claus Porto, fabriqués à l’ancienne et 100% naturels, dont les ravissants emballages
font de jolis petits cadeaux (de 10 à 11 € le savon, selon la gamme).


- Marie-Antoinette - 5, rue d'Ormesson 75004 Paris. www.marieantoinetteparis.fr

07/02/2013

Catherine Berthillier, journaliste engagée

Catherine Berthillier,  créatrice de Shamengo. Photo Denis Benoît.
Le regard clair pétille. Le visage respire l’ouverture aux autres, l’harmonie. A 46 ans, Catherine Berthillier est là où elle doit être.
Ancien grand reporter pour Envoyé Spécial, Des racines et des ailes, Zone interdite, et j’en passe, cette globe-trotter a basculé du côté de ceux dont l’engagement professionnel donne un sens à la vie. En 2011, elle a créé Shamengo. Une plate-forme web de partage et mise en relation, dédiée aux entrepreneurs qui pensent bien-être collectif, respect de la planète ou solidarité, avant de songer gros sous. Le site regroupe aujourd’hui une centaine de portraits-vidéos (de deux minutes) d’hommes et de femmes inspirants. Ce n'est qu'un début.



Et la lumière fut. L’histoire commence en 2008. Catherine enquête alors sur le trafic d’organes en Inde. L’horreur. Un beau jour, dans un village sans eau ni électricité, elle avise un groupe d’enfants au comble de l’excitation. La découverte d’une lampe solaire fait leur joie. Cet objet – méconnu en France- est le fruit des recherches d’un homme, soucieux du mieux-être des Intouchables. Pour Catherine, c’est une révélation. Plutôt que de dénoncer le crime organisé, désormais, elle décide de promouvoir les initiatives de celles et ceux qui mettent un peu de bonheur dans ce monde de brutes. Mais les histoires qui finissent bien n’intéressent pas la télé. Le chemin sera long jusqu’à Shamengo. «Tel Forest Gump, j’ai commencé à courir seule. Puis, il y a eu de plus en plus de monde à mes côtés » dit-elle. Pugnace, la jeune femme surmonte les difficultés. Et invente une nouvelle forme de web journalisme collaboratif. Partout dans le monde, depuis 2011, les correspondants de Shamengo filment ainsi des pionniers de l’entreprenariat éco-responsables : une styliste de Detroit ayant créé un manteau isolant, fabriqué pour les SDF par les SDF ; un chimiste allemand qui recycle les métaux des panneaux solaires en fin de vie… Ces humanistes innovants expérimentent des modèles économiques plus éthiques. Et, qui sait, peut-être donnent-ils envie aux autres d’entreprendre différemment ? Catherine veut y croire. Quant à son état d’esprit présent, son sourire rayonnant en témoigne. « Je suis fondamentalement heureuse que Shamengo contribue à faire émerger un nouveau monde ». Et si, avec elle, on pariait sur l’avenir ?

- Participez à l’aventure des pionniers de Shamengo sur http://shamengo.com.