10/10/2013

Théâtre. Zelda et Scott les magnifiques

Julien Boisselier et Sara Giraudeau interprètent
le couple mythique des Fitzgerald. Photo Lot.
Qu’arrive t-il lorsqu’un écrivain rencontre la femme rêvée, héroïne de ses romans ? Une sorte de Rose Pourpre du Caire où, plutôt que de traverser l’écran, la muse plonge dans la vie du grand homme et devient la chair de son oeuvre, le sang dans lequel il trempe sa plume. Quitte à la vampiriser.

Beaux à pleurer. Zelda et Scott, pièce écrite et mise en scène par Renaud Meyer, donne à voir la vie de Francis Scott Fitzgerald et Zelda Sayre, jeune fêlée d’Alabama à l’excentricité ravageuse. Une histoire d’amour à la folie – Zelda mourut schizophrène - magnifiquement interprétée par une Zelda-Sara Giraudeau danseuse, chanteuse et athlète de la scène dont l’énergie vibrionnante explose littéralement et un Scott-Julien Boisselier en dandy biberonné au gin, tout aussi talentueux. Une histoire de jalousie et de manipulation aussi. Manipulation des Fitzgerald entre eux et entre Scott et Ernest Hemingway (joué par Jean-Paul Bordes) qui s’employa à détourner l’auteur de Gatsby de son épouse. Y parvint-il ? C’est ce que je vous invite à découvrir en allant voir mon coup de cœur théâtre de la rentrée. Et si d’aucuns parlent de bulles de champagne pour évoquer cette pièce - légère dans la forme comme le furent les années 20, dévorées par l’urgence de goûter à tous les plaisirs -, j’y vois une plage du sud-est asiatique saturée de soleil. Quelques instants à peine avant qu’un tsunami n’emporte tout.

- Zelda et Scott, Théâtre de la Bruyère, Paris 9e. Infos. www.theatrelabruyere.com


Et aussi

Mention spéciale pour le Manhattan Jazz Band (trompette, contrebasse et batterie) qui accompagne ce spectacle, à la mise en scène et aux décors aussi séduisants que les acteurs.  

03/10/2013

Mode. L’Art du Basic, raffinement et simplicité


Intemporel. A côté du modèle « so hype » qu’on adore une saison avant de l’abhorrer, on a toutes une chemise bien coupée qu’on porte encore avec plaisir, dix ans après l’avoir achetée. Avec L’Art du Basic, jolie marque qui a ouvert sa deuxième boutique dans le 7e arrondissement parisien en juin 2013, on remplit ses placards de la collection toute entière. Sans crainte de se lasser. Tops stylés, petites robes noires impeccables, pantalons fluides et vestes défient les modes. Et les styles. L’ado, sa grand-mère, la bourgeoise ou la fashionista, toutes  y dénichent leur bonheur. A des prix accessibles, qui plus est (70 € environ le top et 100 € la robe).
French touch. Polyesters d’excellente facture utilisés par les marques de luxe, couleurs subtiles - noir, blanc, écru, beige, marine ou prune -, l’esprit est à la sobriété. Mais une sobriété pas coincée, qui ne nuit en rien à notre sex-appeal. Et nous confère cette élégance très « femme française » (à prononcer avec l’accent) que fantasment les étrangers.
Alors moi, j’enfile mon petit haut col cheminée, un slim noir et des escarpins hauts perchés et je m’la pète. Mais avec classe…

- L’Art  du Basic, les boutiques : 78, rue Vieille du temple Paris 3 ; 95, rue du Bac Paris 7. Et aux galeries Lafayette de Paris, Lille, Annecy et Angers. Infos et e-shop :  www.lartdubasic.com