23/05/2013

Musée. Bienvenue chez Ossip Zadkine !

Musée Zadkine. 100 bis, rue d’Assas 75006 Paris
Photo : Véronique Koehler/Musée Zadkine/ADAGP

Blotti au fond d’une impasse et insoupçonnable depuis la rue d’Assas, le musée Zadkine est enchanteur. Entouré d'un jardin foisonnant où les œuvres se mêlent à la végétation, il abrite la maison que le sculpteur peintre occupa avec sa compagne Valentine Prax, de 1928 à la fin de sa vie en 1967. En 1981, sa veuve fit don de l'ensemble des œuvres de son mari ainsi que de leur nid d'amour à la ville de Paris. On y découvre aussi l'atelier de l'artiste où sont organisés des événements culturels pour petits et grands.


Laissez le charme agir. L'âme russe d'Ossip Zadkine confère à ce lieu une atmosphère unique, poétique. Lumineuses et d'une muséographie efficace, les sept salles d’expos présentent les sculptures d’un esthète, inspiré à ses débuts par les arts primitifs et précurseur du cubisme. Marbres, pierres, terres cuites, bois aux essences variés et bronzes y dévoilent leur beauté sans fioriture.
Tête de femme (1924)
Véronique Koehler/Musée Zadkine/ADAGP

On se sent ici comme invités à partager la vie d'un artiste, dont les audio guides content les grandes lignes et certaines anecdotes croustillantes. Parmi d’autres, celle de la « tête de femme » d'influence égyptienne vaut  son pesant d'or ! Propriété de la décoratrice Eileen Gray, la statue aurait coulé des jours sinon heureux, du moins calmes - normal pour une pierre sculptée  -,  si la femme de ménage n'avait éprouvé le besoin de lui donner un bain. La bouche peinte de l'œuvre fut effacée et la collectionneuse fort marrie. Heureusement qu’Ossip, magnanime, accepta de repeindre ladite  bouche… à l’œil !  
- Net. www.zadkine.paris.fr


09/05/2013

Un dimanche à la campagne… parisienne dans le 12e


Qui a dit que Paris était gris ? Sans doute, un de ces grincheux pour qui les Parisiens sont d’une humeur de chien. En plus d’offrir mille visages à ceux qui regardent plus loin que le bout de leur nez, ma jolie capitale prend rue Crémieux des airs andalous. Cette voie piétonne, toute proche de la gare de Lyon, est un remède à la morosité ! Ses pavés, pots de fleurs et maisons de deux étages nous en font voir de toutes les couleurs. Du jaune, du rose, du vert, des fenêtres en trompe-l’œil, des papillons, des oiseaux et des chats qui les coursent sur les murs, des colombages et des heurtoirs anciens… Au 33, ne manquez pas les expos de Vis-à-vis-Association. La galerie tenue par des bénévoles ultra accueillants présente des artistes méconnus du grand public.













Et si on se la coulait verte ! Direction ensuite rue de Daumesnil. On y prend un des escaliers qui accède au Viaduc des Arts afin de rejoindre la promenade plantée qui relie la Bastille au jardin de Reuilly. Un chemin bucolique envahi d’arbres et de verdure, à emprunter le week-end en matinée, histoire d’éviter la foule. La balade de 4,5 kilomètres  suit le trajet d’une ancienne voie ferrée et passe devant la charmante gare de Reuilly qui fut en activité jusqu’en 1985. Un cadre romantique à souhait.