25/07/2013

La Sensitive. La petite boutique au coin de la rue


Appelée aussi Mimosa pudica, la sensitive est une plante qui replie son feuillage pour paraître moins appétissante aux prédateurs. C’est aussi une boutique de déco et cadeaux en provenance d’Asie du sud-est, située à l’angle de la rue Saint Jacques et de la rue des Feuillantines. Sans doute n’ai-je pas paru très menaçante à cette sensitive-là, car elle m’a tapé dans l’œil sans faire de chichis.


La Sensitive revisite les traditions du sud-est
Ambiance colorée, étoffes chatoyantes – mention spéciale pour les trousses en kimono ancien créées par la meilleure amie de Poppy Tran, l’hôtesse du lieu – meubles chinois, lampions et services à thé du Japon, Vietnam ou Cambodge… On ne sait où regarder dans ce joyeux fourbis, tant il y a de trouvailles. La boutique était à l'origine (en 1979) une galerie où la mère de l’actuelle propriétaire exposait avec ses amis des Beaux-Arts. Aujourd'hui, c'est un spot du quartier latin pour dénicher un bel objet ou une babiole à offrir. Allez-y !


- La Sensitive. 264, rue Saint Jacques Paris, 5e. Du lundi au samedi de 10h à 19h.


18/07/2013

Talent. Fanny Roux de Badilhac, l’ethnique chic

Artisanat d'art. Imaginées par Fanny Roux de Badilhac, les parures Khara Tuki  ont un style inimitable.

Certains objets racontent des histoires. Il en est ainsi des bijoux de (haute) fantaisie Khara Tuki. Une marque créée par Fanny Roux de Badilhac, dont le nom évoque une inspiration nourrie d’ailleurs, de civilisations anciennes, de légendes. Khara Tuki est une muse dont la beauté inspirait les chamanes précolombiens lors de la confection de parures cérémonielles.

Métamorphose. Jeune femme à l’élégance fragile, Fanny Roux de Badilhac a ce « je ne sais quoi », un style, une allure actuelle et personnelle à la fois. Jeune fille, elle suit des cours aux Beaux-Arts, mais emprunte par la suite les chemins  de la comm’, où elle travailla dans le multimédia des années durant. Une carrière qui la passionne mais qu’elle abandonne pour revenir à ses premières amours, celle de l’art et de la création, en 2009. «Voici un an que je faisais des bijoux. Cela me comblait et mon entourage m’a encouragée à sauter le pas. Quitte à travailler énormément, autant que ce soit pour moi ». Elle ouvre alors une boutique dans le Marais puis investit en janvier dernier le passage du Grand Cerf, dans le quartier Montorgueil. Un lieu chargé d’histoire.

L’esprit Khara Tuki. Les civilisations antiques inspirent la créatrice. « Mon père écumait les antiquaires. Il m’a donné le goût des choses anciennes que je mélange avec d’autres plus contemporaines. Je travaille les bijoux en me laissant guider par le mariage des matériaux, des couleurs. C’est l’harmonie qui donne la direction, plus qu’un croquis préparatoire ». Ses parures ont un look ethnique, au sens noble du terme. Elles mêlent les éléments de coiffes anciennes, les matériaux bruts – l’argent, le laiton -  aux pierres précieuses et perles de verre ou de cristal et se jouent des couleurs. Un style unique. On verrait bien la patte Khara Tuki accessoiriser les collections d’une grande griffe. « J’aime les univers de Christian Lacroix, Jean-Paul Gaultier » note Fanny. Son show-room est un lieu où il fait bon poser ses yeux sur de jolies choses. Hôtesse attentionnée, Fanny vous y fait essayer ses bijoux et peut aussi les adapter à vos envies. Jusqu’à ce que vous trouviez le vôtre, celui qui raconte votre histoire …

- les prix. De 50 à 2000 € pour les pièces uniques ou les parures les plus sophistiquées.
Khara TukiL'atelier- show room. 2 passage du Grand Cerf Paris, 2e. Net. www.khara-tuki.com